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Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux "Justes" de France Synagogue de Valenciennes.

Marly, le 22 juillet 2012 à 10h30

Fabien THIÉMÉ Maire de Marly, Vice-Président du Conseil Général

Mesdames, Messieurs,

Aujourd'hui, Marly se souvient.

La commémoration de «la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux "Justes" de France» est l'occasion pour la ville de Marly de s'associer à la reconnaissance témoignée par la nation à tous ceux "qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide".

Cette journée associe la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans les crimes perpétrés pendant l'Occupation, au 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver.

Les 16 et 17 juillet 1942, près de 13 000 personnes – hommes, femmes et enfants – sont arrêtés par des gendarmes et policiers français. L'opération est menée à partir de listes préalablement établies par la préfecture de police.

Quelque 7 500 personnes, dont 4 000 enfants, sont rassemblées au Vélodrome d'Hiver, dans les pires conditions car rien n'est prévu pour les accueillir, avant d'être transférées dans les camps d'internement du Loiret ; les autres sont directement amenées à Drancy et déportées vers l'Est au cours de l'été.

Durant toute la guerre, des Français, résidant dans tout le pays, appartenant à toutes les catégories sociales et de toutes confessions, ont soustrait des hommes, des femmes et des enfants aux recherches de la police française et des Allemands.

Par leurs actes, ils ont montré que les valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de fraternité n'étaient pas lettres mortes.

Il est impossible de quantifier le nombre des "Justes" de France qui, durant toute l'Occupation, par souci d'humanité, ont caché et sauvé des milliers de personnes.

La nation choisit donc de reconnaître les actions des "Justes" et de faire acte de mémoire en les honorant tous lors de cette journée commémorative.

Marly, comme beaucoup d'autres communes du Valenciennois, n'a pas été épargnée par l'horreur de la guerre et a payé de son sang la victoire sur la barbarie nazie.

Rappelons qu'après la libération de Septembre 1944 et quatre années d'occupation, un charnier fut découvert au Rôleur.

Celui-ci contenait les corps de 18 résistants torturés, dont Gilles FABRY chef des Sapeurs-Pompiers de Marly et Jean GONTIER, également de Marly. Leur martyre est commémoré par un monument élevé à l'entrée de l'ancien champ de tir de la Garnison de Valenciennes.

Pour moi, pour nous, aujourd'hui, il ne s'agit plus seulement d'expliquer mais de combattre avec la plus grande fermeté le racisme et l'intolérance, tentations qui, malheureusement, sont encore bien présentes dans nos sociétés.

Le nom de Guy Moquet est resté dans toutes les mémoires et, dans notre arrondissement, on se souvient de Eusébio Ferrari, Félicien Joly, Eugène Thiémé ou encore Gaston Poulain qui dirigèrent la Résistance.

Ne pas oublier, enseigner les leçons du passé et les juger, tel est notre devoir envers les jeunes générations. Un devoir de mémoire essentiel et ô combien indispensable pour notre société, l'avenir de la jeunesse et le bien-vivre ensemble.

Un devoir parfaitement rempli par les associations d'anciens combattants que je tiens ici à saluer et à remercier.

Aussi, en ce jour de commémoration, s'il nous faut condamner la barbarie nazie, honorer les « Justes » et appeler à la paix, il nous faut également appeler à la tolérance, un mot malheureusement trop souvent oublié.

Comme l'a dit Voltaire : « La discorde est le plus grand mal du genre humain, et la tolérance en est le seul remède ».